• Crime de Roisin: les gitans coupables, Sylvie Cuelle acquittée

    Crime de Roisin: les gitans coupables, Sylvie Cuelle acquittée

    Me Carine Couquelet n’a pas pu retenir ses larmes, mercredi soir, quand la présidente a annoncé que sa cliente, Sylvie Cuelle, était acquittée du vol avec meurtre commis la nuit du 20 au 21 octobre 2016 dans la ferme de ses voisins, la famille Libiez. Aux petits soins avec sa cliente, l’avocate bruxelloise était très émue alors que sa cliente était en larmes. C’est la fin du cauchemar pour cette mère de famille à qui le ministère public reprochait d’avoir été trop bavarde avec Franz Pottiez, qui voulait voler le stock de cigarettes des voisins.

    Son mari, Thomas Audin, est passé très près de l’acquittement. Par sept voix contre cinq, les jurés ont estimé qu’il était complice du vol perpétré chez ses voisins par des malfrats mais qu’il n’était pas coauteur. Certes, il a mis son hangar à disposition de Pottiez pour cacher la camionnette qui a servi à transporter le butin mais ce n’est pas une aide essentielle. Le vol aurait pu avoir lieu dans cette mise à disposition. Et surtout, il n’est pas considéré comme coauteur d’un meurtre car il ne pouvait pas savoir que les voleurs allaient user de violence et de menace. Logique. Thomas Audin ne retournera pas en prison et c’est bien là l’essentiel pour cet homme courageux qui s’est fait berner par Franz Pottiez.

    Le nœud de ce dossier était la participation ou non des trois gitans, Torino Dubois, Josué Krier et Brondon Kempfer dans le vol avec meurtre commis la nuit du 20 au 21 octobre 2016. Les trois hommes contestaient mais les jurés ont estimé qu’ils étaient coupables du vol mais aussi du meurtre de Jean-Claude Libiez. Et c’est Torino qui a emmené les deux autres dans sa chute puisqu’il a été confondu par l’analyse de téléphonie. Pour les jurés, il était bien le titulaire d’un numéro se terminant par 6468, en contact permanent avec Loïc Harvengt avant et après le crime.

    Les trois hommes avaient donné un alibi : cette nuit-là, ils commettaient un vol dans la région de Soignies. Ils avaient tiré une remorque, remplie d’outils, avec une voiture non équipée d’un attache-remorque. Assis dans le coffre, Josué aurait tenu le timon de la remorque avec ses mains jusqu'à Mons, aidé par les ceintures de sécurité qui entouraient le timon. Pour les jurés, ce mode opératoire n’est pas crédible. Et puis, ce vol ne leur empêchait pas de commettre un autre vol dans la foulée, à Roisin.

    Enfin, Loïc Harvengt ne contestait pas le vol mais bien le meurtre. Pour les jurés, il ne s’est jamais désolidarisé des autres, dont deux étaient armés. Pendant trente-deux mois, Loïc a soutenu qu’il avait commis le vol avec Franz Pottiez et les trois gitans. Le premier jour du procès, il s’est rétracté en déclarant qu’il n’avait pas pu identifier les trois hommes qui portaient une cagoule. Il n’a pas convaincu les jurés qui estiment que les trois hommes ne portaient pas leur cagoule en permanence.

    Ils estiment également que la chronologie et le contexte excluent que Franz Pottiez lui ait soufflé les noms. En effet, arrêté le 6 février 2017 en même temps que Franz Pottiez, il a eu aucun contact avec lui avant le 9 février. La veille, il avait balancé son beau-frère Torino et Brondon, son inséparable. Il ne connaissait pas Josué qu’il a balancé le 10 février.

    Pour les jurés, il existe donc des éléments objectifs, précis et concordants pour prononcer une culpabilité des quatre hommes pour le vol et la circonstance aggravante de meurtre.

    Concernant la tentative de meurtre qui a eu lieu le 12 octobre 2016 en soirée dans la ferme, aucun des accusés n’est coupable.

  • François Fornieri renonce à l’acquisition de Win et d’Elicio

    François Fornieri renonce à l’acquisition de Win et d’Elicio

    François Fornieri justifie cette décision en rappelant « son intérêt et sa motivation de faire partie de projets destinés à soutenir la croissance de l’emploi et le maintien de l’ancrage à Liège et en Wallonie. Ma volonté a toujours été de mettre mon enthousiasme et mon expérience d’entrepreneur au service de ces projets. J’ai toujours voulu développer une activité économique permettant de maintenir des outils forts dans le bassin liégeois. C’est dans ce même esprit et dans le but de retrouver un climat serein permettant la poursuite des activités des sociétés qu’une solution a été trouvée. »

    De leur côté, dans un autre communiqué, « le nouveau conseil d’administration de Nethys et son directeur général » se disent « satisfaits d’avoir rapidement trouvé un accord avec Monsieur Fornieri et les sociétés dont il est l’actionnaire majoritaire. »

    Secoué

    Une solution honorable et sans doute inévitable car l’homme d’affaires liégeois était fortement secoué depuis les perquisitions dont il avait fait également l’objet vendredi dernier de la part de la justice liégeoise. Elles n’étaient pas bonnes pour son image, et surtout à travers lui pour sa société dont il est le principal actionnaire, à savoir Mithra, spécialisée en santé féminine.

    « Le régulateur des marchés financiers a horreur de ce genre de péripéties, nous confirmait une source bien informée. Les patrons d’entreprises cotées en Bourse doivent toujours être « fit and proper », à savoir « honorable et compétent ». Et c’est une étiquette qu’il aurait pu perdre s’il venait à être inculpé dans ce dossier. »

    Un risque, même minime, qu’il ne pouvait pas prendre.

    Épines hors du pied

    Après le licenciement sans indemnités du management, voici donc un second problème réglé pour le trio d’administrateurs mis en place depuis 15 jours, à savoir Laurent Levaux, Bernard Thiry et Jean-Pierre Hansen. Place bientôt au troisième et il est encore de plus grosse taille, même s’il est un peu moins urgent.

    Car la vente de 51 % de VOO au fonds d’investissement américain Providence est bien valable en droit commercial : « on s’est mis d’accord sur l’objet de la vente et sur le prix », reprend un de nos interlocuteurs. « En droit commercial, la vente est incontestable. »

    Début octobre, Providence a d’ailleurs envoyé une lettre d’avocats à Nethys pour réclamer son accès à la base de données de VOO, pour le 18 octobre au plus tard. « C’était le fameux jour des perquisitions et je peux vous dire qu’ils n’ont rien eu », raconte un témoin. Légalement propriétaire, il est pourtant en droit de l’exiger.

    Et si la nouvelle direction de Nethys refuse ou que le gouvernement wallon fait pression pour ne plus qu’on privatise ? « Cela se retrouvera devant les tribunaux », reprend un de nos interlocuteurs. « Il est en effet prévu des pénalités en cas de rupture de contrat, Providence a déjà engagé des frais, il escomptait une plus-value… Tout cela se chiffrera certainement en dizaines de millions. »

    Cherche un contact

    Mais une autre source proche du dossier nous signale également que Providence cherche en fait à comprendre ce qui se passe et à rencontrer le nouveau conseil d’administration pour pouvoir en discuter. « Rien n’est encore fait sur ce dossier, explique-t-elle. VOO est actuellement toujours gérée par Jos Donvil, Il n’y a donc pas d’urgence. »

    Les derniers événements de la saga Nethys ont cependant fortement secoué la société et ses 1800 travailleurs. Et c’est l’inquiétude qui règne dans tous les couloirs des différents sièges de VOO.

    Il ne faudrait pas que cette incertitude dure encore longtemps car chaque jour qui passe fait perdre de la valeur à la société et faiblir le moral des troupes.

  • Klopp n’a «pas beaucoup apprécié le match» face à Genk

    ©Photonews
    ©Photonews

    Jürgen Klopp, l’entraîneur de Liverpool, n’a pas beaucoup apprécié le match que son équipe a gagné 1-4 à Genk mercredi en Ligue des champions.

    « Il y a eu de bons moments. Le début a été excellent mais je ne sais pas pourquoi, on s’est mis à perdre beaucoup de ballons faciles et c’est ce qu’il y a de plus difficile à défendre », a dit le coach des Reds. « Ça a duré tout le reste de la première période. Les quatre buts étaient fantastiques, on aurait pu en marquer plus mais on a fait le boulot. Les années précédentes on n’aurait peut-être fait qu’un nul ou même perdu, mais tout va bien. Je n’ai pas beaucoup apprécié ce match, mais j’apprécie beaucoup le résultat ».

  • Des Spirou héroïques créent l’exploit contre Karsiyaka

    ©Belga
    ©Belga

    Karsiyaka, premier invaincu en Turquie contre Charleroi, toujours sans victoire en championnat belge, l’affiche sonnait comme un match plié d’avance… et pourtant les Carolos ont montré qu’ils avaient du cœur et les moyens de développer un basket de haut-niveau.

    Comptant jusqu’à 12 points d’avance en première mi-temps (33-21), les Spirou ont d’abord reposé leurs espoirs offensifs sur les épaules de Beane. L’ailier, intenable, plantait douze unités en une poignée de minutes avant que le banc ne suive son exemple à l’image de Greenwood et Libert.

    Comme Rotsaert l’avait annoncé, c’est avec les jeunes pleinement investis que son groupe allait évoluer en Europe. Botuli dans le cinq de départ, puis Bronchart lancé rapidement suite aux deux fautes de Sharma, le T1 par intérim du Spirou tenait parole et en était récompensé au vu des performances des deux éléments.

    Deux facteurs laissaient cependant présager que les locaux finiraient par craquer : la pluie de fautes de début de match mettant Beane, Sharma et Bronchart à trois fautes au quart d’heure de jeu et la montée en puissance des Turcs qui, lorsqu’ils augmentaient leur pression défensive, étaient capables de réduire l’écart par à-coups.

    L’adresse à distance des Spirou maintenait l’écart, Schoepen plantant trois triples et livrant un quart de folie tout comme l’entièreté du noyau carolo toujours aux commandes après trois quarts (66-58)… si bien qu’on commençait à envisager un succès que Rotsaert lui-même avait qualifié « d’irréaliste » contre une formation comptant un ancien de NBA, un médaillé de bronze du Mondial et des vainqueurs de la Champions League.

    Les Turcs manquaient deux opportunités d’enfin retrouver les commandes à 71-10 et Libert leur répondait d’un cinquième trois points. Le capitaine continuait son show, tandis que Beane multipliait les interceptions sur la moindre erreur adverse.

    78-72 à une minute du terme, 78-74 après un 2/4 de Karisyaka aux lancers-francs, puis 80-74 d’un nouvel exploit individuel de Beane qui assurait ainsi à Charleroi une victoire inattendue contre l’un des favoris de la compétition.

  • Bardaf, c’est l’embardée pour le commissaire De Nève!

    Bardaf, c’est l’embardée pour le commissaire De Nève!
    Belga

    « Bardaf, c’est l’embardée » : cette expression passée dans le langage courant en Belgique francophone a été popularisée par le comédien Manu Thoreau dans sa série de sketchs « Faux contact ». Le comédien y avait endossé le rôle du « Commandant », directement inspiré de l’émission « Contact », diffusée sur la RTBF.

    Pendant quatre ans, de 1997 à 2000, Be TV, qui s’appelait à l’époque Canal +, avait diffusé ces sketchs. Manu Thoreau y reproduisait le style du commandant de gendarmerie Daniel De Nève au phrasé typique en y ajoutant de grosses erreurs de langage. Ces conseils très souvent farfelus étaient souvent ponctués d’expressions foireuses, de tics de langages détournés ou de liaisons très suspectes. À l’époque, elles avaient fait un véritable tabac : on se souvient de « Bardaf c’est l’embardée », mais on y retrouvait aussi « Mes bornes ont des limites », « Vous n’êtes pas sans ignorer de savoir… », « Bonjour ou bonsoir si vous êtes à table », « mener-t-au drame », «  formellement-z-interdit ».

    Retour à une vie normale en province de Luxembourg

    Un succès phénoménal pour le comédien, qui avait basé son personnage sur celui de Daniel De Nève, lequel avait présenté l’émission « Contacts » pendant 11 ans, de 1990 à 2001 avant d’arrêter.

    À sa demande, l’ancien gendarme, devenu commissaire de police après la réforme, avait retrouvé un rôle opérationnel qui lui convenait mieux, à bonne distance des médias. Commissaire au sein de la zone de police Famenne-Ardenne qui couvre les communes de Durbuy, Erezée, Gouvy, Hotton, Houffalize, La Roche-en-Ardenne, Manhay, Marche-en-Famenne, Nassogne, Rendeux, Tenneville et Vielsalm, Daniel De Nève est également membre de la direction opérationnelle de la zone et chargé de la mise en œuvre de la politique de sécurité routière et de son suivi au quotidien.

    Candidat à Malmedy

    En janvier 2018, il répond cependant à un appel à candidatures du SPF Intérieur pour le poste de chef du poste de circulation de Malmedy, à la direction de la police de la route. Un poste rattaché à la direction générale de la police administrative de la police fédérale. Un autre candidat sérieux, G.G., pose également la sienne. Les deux candidats sont entendus au début du mois de février 2018.

    La commission de sélection met en avant les qualités du commissaire De Nève sous cette forme : « Il répond au profil de fonction souhaité, il s’est bien présenté et dispose du niveau requis pour l’emploi. L’intéressé était calme et serein durant l’interview. Bonne préparation (…) L’intéressé a une bonne vision générale pour un futur chef poste. Il présente de bonnes connaissances opérationnelles générales et une bonne connaissance théorique (…) »

    Il obtient 60 %. Son concurrent, lui, obtient 77 % et le poste.

    Le commissaire De Nève contre-attaque. Il justifie notamment son recours par le fait que l’autre candidat, n’était pas encore commissaire au moment où les candidatures devaient être rentrées ou que la commission de sélection n‘était pas compétente pour ne pas retenir sa propre candidature.

    Mauvais perdant

    Le commissaire De Nève disait aussi douter « de l’impartialité de l’autorité se basant sur le fait que l’appel à candidatures a fait l’objet d’un erratum pour notamment ajouter dans la section « remarques » que la connaissance de l’allemand était un atout alors que G.G. parle l’allemand, ce que l’autorité ne pouvait ignorer. »

    Ces différents éléments ont cependant été rejetés par le Conseil d’État devant lequel le commissaire De Nève avait tenté de faire valoir ses arguments.

  • Situation hors de contrôle chez Aldi: le magasin a dû fermer

    Situation hors de contrôle chez Aldi: le magasin a dû fermer
    Capture vidéo HLN.be

    La vente du stock du magasin Aldi de Courtrai s’est encore mal passée ce mardi ! Après un premier épisode raté ce lundi, l’enseigne a dû fermer ses portes durant une heure tant la situation était hors de contrôle. « Tout le monde a dû sortir car quelqu’un avait poussé une dame âgée », a expliqué un client à nos confrères du Laatste Nieuws.

    Les nombreux clients présents ont dû attendre une heure sur le parking après l’intervention du personnel de sécurité. Ils ont ensuite pu retourner dans le magasin.

    Comme expliqué ce lundi, si les deux premiers jours s’étaient déroulés sans problème, le magasin a, depuis hier, dû faire appel à des gardiens de sécurité. « Les clients volent dans les paniers des autres et se disputent. Nous n’arrivons plus à maintenir l’ordre », avaient confié les employés du magasin au quotidien flamand. « Certains clients harcèlent les caissières pour négocier les prix. Il y en a même qui ont essayé d’entrer dans notre entrepôt ».

    La liquidation des stocks se poursuit jusqu’au mardi 12 novembre, après quoi, la succursale Aldi de la N3 fermera définitivement ses portes. Mais en attendant, les rayons sont encore régulièrement approvisionnés.

  • Mazzù après Genk-Liverpool: «Le score ne reflète pas le match»

    ©Photonews
    ©Photonews

    Malgré le score de 1-4, Felice Mazzù n’est pas mécontent de la prestation de ses joueurs de Genk face à Liverpool ce mercredi en 3e journée de la Ligue des champions. L’entraîneur des Limbourgeois estime qu’il y a « beaucoup de choses positives à retenir » de cette rencontre.

    « Il n’y a pas que la première mi-temps à retenir, mais bien tout le match. Le score ne reflète pas ce que mes joueurs ont montré sur la pelouse », a réagi Mazzù au micro de RTL Sport à l’issue de la rencontre. « Ils ont montré beaucoup de coeur et un très bon état d’esprit. En première mi-temps, on s’est créé plus d’occasions que Liverpool. On a pris un but assez tôt, mais on est quand même bien resté dans le match. On marque ensuite un but, annulé de peu pour hors-jeu. Ce n’est pas de chance. En deuxième mi-temps, on est remonté sur le terrain avec de bonnes intentions, mais ce 0-2 nous a un peu coupé les jambes. Les qualités individuelles de Liverpool ont fait la différence ce soir. Certains diront que nous avons joué un peu bas, mais les presser constamment ce n’est pas évident non plus. »

  • Présidence du MR: les 5 prétendants se ménagent à Namur

    Présidence du MR: les 5 prétendants se ménagent à Namur
    D.R.

    Réunis à Namur Expo à l’initiative des Jeunes MR, les prétendants à la succession de Charles Michel ont tous répété mercredi leur volonté d’écouter davantage, s’ils sont élus, les militants et mandataires locaux et de stimuler la démocratie interne à l’avenir.

    Interrogés par la députée-bourgmestre Florence Reuter sur la relative discrétion des réformateurs sur la thématique de l’égalité hommes-femmes, tous se sont dits sans surprise désireux de voir le MR plus assertif sur ce terrain à l’avenir.

    L’organisation retenue pour ce débat aura surtout permis aux candidats de présenter leurs priorités et idées sur différents sujets aux militants, mais sans stimuler de réelle confrontation d’opinions entre eux.

    Les seules différences marquées sont finalement apparues sur des thématiques plutôt secondaires. Ainsi, sur la question du cannabis, Denis Ducarme a été le seul à clairement afficher son opposition nette à toute libéralisation. Les quatre autres ne se sont pas clairement avancés, proposant de laisser les militants trancher cette question (délicate) eux-mêmes.

    L’avenir des provinces fut l’autre sujet pour lequel différentes tonalités se sont fait entendre mercredi soir.

    Si Clémentine Barzin s’est dite favorable à leur suppression, Denis Ducarme les considère lui toujours indispensables pour la continuité des services aux personnes en zones rurales. Georges-Louis Bouchez et Christine Defraigne ont plaidé pour leur maintien, mais en les faisant évoluer. Philippe Goffin ne s’est pas trop avancé, se ralliant aux dispositions inscrites dans la déclaration de politique régionale en la matière.

    Les militants du MR sont appelés depuis lundi à exprimer leur suffrage par correspondance. Le dépouillement est prévu le 12 novembre prochain. Si aucun candidat n’atteint le seuil de 50 % des voix, un second tour devra alors être organisé pour départager les deux candidats qui auront réalisé le meilleur score.

  • Crime de Roisin: le jury délibère depuis plus de douze heures

    Les délibérations du jury à l’issue de ce procès ont été longues.
    Les délibérations du jury à l’issue de ce procès ont été longues. - Belga

    Les victimes.

    Mercredi, 21h. Des pizzas sont livrées pour les jurés et la cour. On devine qu’à huis clos, le travail est long et harassant. Depuis 9h30, douze jurés sont en train de débattre, en présence de trois magistrats professionnels, sur la culpabilité des six personnes accusées d’un vol de cigarettes, avec de multiples circonstances aggravantes dont celle d’avoir tué Jean-Claude Libiez dans sa ferme de Roisin.

    Cette nuit-là, des malfrats (quatre, selon une victime survivante) sont entrés dans la ferme vers 1h30 pour voler le stock de cigarettes qui se trouvait dans le garage. Outre leur métier d’agriculteurs en effet, les frères Libiez et leur mère exploitaient également un café et un magasin à quelques mètres de la frontière française.

    Trois coups de feu ont été tirés. Deux balles, tirées par un calibre 7.65, ont touché les frères Bernard et Jean-Claude Libiez. Ce dernier est mort sur place alors que son frère était grièvement blessé. Il s’en est sorti avec d’importantes séquelles physiques et psychologiques. Une troisième balle, tirée par un calibre 12, s’est logée dans le plafond de la cuisine.

    Un grand absent au procès

    Quelques heures plus tard, une camionnette était incendiée à Havré. L’enquête a permis de découvrir, grâce à un feu arrière brisé, qu’elle avait servi à transporter le butin. Cette camionnette avait été vendue, le 12 octobre 2016, à un homme identifié par le vendeur comme étant Franz Pottiez.

    Ce dernier, dont le procès a été disjoint en raison de son état de santé, était un client régulier du garage voisin de la ferme, exploité par Thomas Audin et sa femme, Sylvie Cuelle. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir donné de précieuses informations à Franz Pottiez, lequel ne leur avait pas caché son envie de mettre la main sur le stock de cigarettes.

    À l’époque, Franz Pottiez passait beaucoup de temps avec Loïc Harvengt. Ce dernier est en aveux d’avoir participé au vol, en compagnie de Franz Pottiez, ce que conteste ce dernier.

    Loïc, qui conteste l’intention d’homicide, a balancé les noms de Torino Dubois et de Brondon Kempfer, le 8 février 2017, à la police, soit deux jours après son arrestation. Il a balancé le nom de Josué Krier le 10 février. Pendant 32 mois, il a tenu la même version mais il s’est rétracté le premier jour du procès, déclarant qu’il n’avait pas pu identifier les trois autres car ils étaient cagoulés. Il a dit que ces noms lui avaient été soufflés par Franz Pottiez, arrêté le même jour que lui, le 6 février 2017 au matin.

    Pendant l’enquête et les deux semaines de procès, les trois gitans ont nié leur implication dans les faits. Ils ont déclaré que, ce jour-là, ils avaient commis un vol dans la région de Soignies, avant de passer une partie de la nuit dans une discothèque à Jemappes.

  • Patrick (56), père de famille, perd la vie à moto à St-Nicolas

    Patrick (56), père de famille, perd la vie à moto à St-Nicolas

    Une voiture et une moto se sont violemment percutées, entraînant la mort du conducteur du deux-roues.

    D’après les premiers éléments de l’enquête, une voiture effectuant alors une manœuvre de tourne-à-gauche, ne remarque pas la moto qui arrive en sens inverse.

    La collision fut fatale au conducteur du deux-roues, Patrick Renkin. Les services de secours sont rapidement intervenus sur place mais n’ont pu sauver la vie du motard.

    Patrick Renkin, né en 1963 et originaire de la région liégeoise, est décédé sur place. Ce fan de moto était marié et père de quatre enfants.

    La personne au volant de la voiture n’a pas été relevée positive à l’alcool.