Christophe Deborsu est le nouveau chroniqueur de Sudpresse

Interview
Christophe Deborsu est le nouveau chroniqueur de Sudpresse

« En fait », explique notre nouveau collaborateur, « je me baserai essentiellement sur le vote dans la rue, la séquence que je vais tourner chaque jeudi dans différentes villes de chez nous. La séquence a beaucoup de succès. J’en parle à l’aise, puisque l’idée ne vient pas de moi mais du rédac chef de « C’est pas tous les jours dimanche », Nathan Skweres. »

Pour cette première, Deborsu va parler, en surfant sur une actualité très people du fait de déshériter ses enfants. « Le sujet me passionne. J’ai fait des études de droit et j’ai toujours été attiré par le droit familial. Ce sera aussi un peu glamour. L’affaire Johnny, c’est un peu la famille royale française qui se déchire… On va voir ce que les Wallons et les Bruxellois en pensent. Mais j’irai au-delà de ça en poursuivant la réflexion. Mon idée n’est pas de faire la pub de mon débat télé. Je donnerai à cette rubrique un côté beaucoup plus personnel que ce que je fais en télé. Je m’inscris dans l’approche de Sudpresse. Et je suis ravi de collaborer au premier journal de la Communauté française. Ces dernières années, j‘ai surtout écrit des chroniques pour la presse flamande, au Standaard et au Belang Van Limburg et c’est donc très bien ce retour en français, pour moi qui suis un grand lecteur de journaux… »

Christophe Deborsu a répondu à nos questions, y compris les X…

Jeudi, Février 22, 2018 - 23:42

Christophe Deborsu a répondu à nos questions, y compris les X…

C’est vrai que vous arrivez chaque jour à RTL à vélo ?

« Oui ! Tous les jours, je prends le train et puis je termine le trajet à vélo. Je viens de Namur où j’habite 9 jours par quinzaine et les 5 autres jours, je viens de Schelle, de chez Annick, ma femme. »

Est-ce que vous allez souvent aux spectacles d’humour ou bien vos chroniqueurs vous suffisent-ils amplement ?

(Il rit) « Ce ne sont pas des humoristes, ce sont des journalistes, passionnés et qui amènent aussi des scoops ! OK, Alain Raviart fait partie de « Votez pour moi », c’est vrai… Cela dit, je vais aussi aux spectacles d’humour. Enfin, plutôt, je les regarde à la télé. Le « Cactus », je trouve que c’est très bien. Et je ne rate jamais Pirette : il a mon âge. Et je me souviens avec émotion de ses blagues à la radio. Pour moi, à l’époque, c’était une révélation! »

Vous arrive-t-il de refaire les débats au lit le soir ?

« Pire, je me réveille en me disant : « Mais pourquoi tu n’as pas posé telle question à ce moment-là ? ». Parfois, ça concerne un débat que j’ai fait 6 mois auparavant. Le dimanche soir, il est arrivé à ma femme, au cinéma, de me dire que je ne suivais plus le film. De fait, je refaisais le débat dans ma tête. À chaque débat que j’anime, c’est comme si je jouais ma tête. J’en peux rien, c’est comme ça. Je suis obsédé par mon métier qui est 10% de talent et 90% de travail, comme le disait très bien une escrimeuse française. »

Vous flirtez toujours avec le burn-out, alors ?

« Tout le monde le risque, mais j’ai typiquement le profil de ceux qui en sont victimes, oui. Ce qui me sauve peut-être, c’est que je sais aller dormir tôt. Je peux être au lit à 9h et pour moi, ça, ça marche bien. »

Un petit pétard, ça vous a déjà tenté ou vous êtes déjà un consommateur régulier ?

« Ah, s’il y a un domaine dont je dois parler sans le connaître, c’est ça ! Parfois, je me sens ridicule de n’avoir jamais pris aucune drogue. En 3e primaire, j’ai fumé une demi-cigarette et j’ai pas aimé. »

RTL diffuse « Les Belges, l’amour et le sexe ». On sait que les Belges, ça vous intéresse, mais l’amour et le sexe aussi ?

« Ça m’intéresse beaucoup. Je me suis remarié il y a 3 ans. Et je rappelle un truc que j’ai écrit dans un livre. En moyenne, il faut trois rendez-vous pour conclure avec un Flamande et… six avec une Wallonne. Oui, ma femme est flamande. »

Comme candidat, vous feriez plutôt « Top Chef » ou « The Voice » ?

« Ah, « The Voice », sans hésiter ! J’ai chanté dans la chorale Saint-Joseph, comme soliste, mais pas longtemps… Mon ambition est toujours de faire l’Eurovision, comme chanteur pas comme présentateur, hein ! Je veux être maintenant le plus vieux candidat qui se soit présenté à l’Eurovision ! En Flandre, dans une émission télé, on m’a fait chanter «Hold me now» habillé en blanc. C’était un peu haut pour moi, mais ils ont insisté pour que je respecte le ton. J’ai compris pourquoi : au milieu de la chanson, Johnny Logan est apparu derrière moi et on a continué en duo. Lui, le spécialiste, m’a dit que j’avais mes chances à l’Eurovision.»

Vous allez faire « The Voice », alors ?

« Je crois que ce serait mieux « The Voice Vlaanderen », ça poserait moins de difficultés chez eux que du côté francophone, ils sont moins fermés au mélange des genres. »

Si vous deviez expliquer notre époque à un « Hibernatus » venu des 70s…

« Un Hibernatus, je le suis moimême, j’avais 14 ans en 79 ! Bon, je lui dirais que le premier parti du pays est séparatiste. Est-ce que ça l’étonnerait ? La Volksunie a fait 20% dans ce lointain passé, mais c’était autre chose… Je lui dirais qu’à mon grand regret, André Torrent ne présente plus le hit-parade de RTL. Et que sa platine Technics est revenue à la mode et qu’on peut toujours y passer les 45t. Moi, j’avais une Lenco. Mais encore récemment, j’ai acheté une quarantaine de 45t à la Ravik Boutik de Namur, à 50 cents pièce. Et une fois chez moi, j’ai écouté « C’est le coeur (Les ordres du docteur)» de Sheila que je venais d’acheter… mais sur Spotify ! »

Notre sélection vidéo
Chargement
Tous

En direct

Le direct