“56 étoiles”: qu'en pensent nos tatoueurs?

 E.G.

E.G.
    Les tatoueurs de la région de Mons réagissent à l'“affaire Kimberley”. Et estiment que les propos du tatoueur sont véridiques...

    Rédaction en ligne

    Bien installés dans leur salon de tatouage, Duch, David, Ben et Peet suivent, bien évidemment, l'évolution de “ l'affaire Kimberley ”. Et leur verdict est on ne peut plus clair. “ Son récit n'est pas crédible. Et puis, c'est beaucoup trop gros, comme histoire! Cela pue le mensonge à plein nez ”, s'exclament-ils d'emblée.

    Situé dans le Passage du Centre, le salon “ Siam FiftySeven ” ne désemplit pas. Pourtant, les quatre gaillards n'y ont jamais vu un client s'endormir durant le tatouage. “ Il est tout simplement impossible qu'une personne s'endorme pendant qu'on lui tatoue 56 étoiles sur le visage. Le visage, c'est extrêmement sensible, la douleur est particulièrement vive. ”

    Hier matin, la jeune fille est revenue sur ses premières déclarations et affirme avoir perdu connaissance à cause de la douleur. Selon un dermatologue, l'aiguille aurait pénétré jusqu'à deux centimètres de profondeur. Ce qui expliquerait l'évanouissement...

    “ C'est n'importe quoi! ”, poursuivent les professionnels. “ Deux centimètres, c'est énorme! La pointe de nos aiguilles ne dépasse pas les deux millimètres. Et puis, en pénétrant jusqu'à deux centimètres, il aurait forcément rencontré l'os. De toute façon, tatouer une personne évanouie, ce n'est pas faisable! ”

    Si une telle mésaventure ne leur est heureusement jamais arrivée, nos tatoueurs se mettent aisément dans la peau de leur collègue. “ Si la fille lui avait vraiment demandé de faire trois étoiles, je ne pense pas qu'il se serait amusé à dessiner 56 éléments ”, estime Duch. “ Imaginez le temps perdu et ce que cela lui aurait coûté en encre. Vous savez, on a déjà pas mal de responsabilités. On n'a pas le droit à la moindre petite erreur. Alors se tromper d'une cinquantaine d'étoiles, c'est signer son arrêt de mort. ”

    >>> La suite de ce reportage dans nos éditions de La Province de ce samedi (disponible également en format pdf sur ce site).