Thuin: réunion d’info houleuse sur les éoliennes
publié le 08/01/2010 à 19h43
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Une septantaine de personnes seulement se sont rendues jeudi soir à la séance d’information de la société SPE Luminus sur son projet d’implantation de 13 éoliennes sur le plateau de Florenchamps, à frontière entre Thuin etHam-sur-Heure/Nalinnes.
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Elles ont contesté avec force indignation ce projet pratiquement identique au premier projet lancé en 2005 par la SPE. Le permis accordé alors par la Région wallonne avait été annulé par le Conseil d’État.
La SPE projette à nouveau d’implanter 13 éoliennes parallèlement à la ligne à haute tension à une distance minimale de 650 mètres des maisons. Chaque éolienne aura une puissance de 3,5 megawatt et une hauteur de 150 mètres. Selon les producteurs, grâce aux avancées technologiques, ce parc produira environ 25.000.000 kWh par an (soit 20 % de plus que le projet de 2005) ce qui représente la consommation annuelle de 23.000 foyers.
La SPE compte introduire la demande de permis unique en juillet 2010 et espère une décision début 2011 ce qui permettrait de commencer les travaux en 2012.
La majorité du public était totalement opposée à ce projet. Mais, beaucoup d’intervenants, mobilisés par L’ASBL Vent de Raison, n’étaient pas des habitants des communes concernées. Cette association conteste la politique d’implantation des éoliennes terrestres. Selon elle, les éoliennes coûtent très chers, ne réduisent pas les émissions de CO2 et enrichissent leurs promoteurs grâce aux certificats verts payés avec nos impôts.
Des membres de l’asbl thudinienne Vent de Bon Sens ont également soulevé des objections particulières au plateau de Florenchamps: la destruction d’un paysage unique, d’un site de nidification d’oiseaux rarissimes comme les busards pâles, la perte de valeur de l’immobilier sans compensation pour les propriétaires, les 1.000 tonnes de béton coulés au pied des éoliennes, la proximité d’autres champs d’éoliennes existants ou en projet à Walcourt, Erpion, Clermont, Lobbes et Merbes.