Un projet d’éoliennes entre Braine-le-Comte et Soignies fait peur aux riverains

Un projet d’éoliennes entre Braine-le-Comte et Soignies fait peur aux riverains

Les riverains du plateau du Scaubecq disent non aux éoliennes.

Des habitants de Braine-le-Comte et Soignies, qui résident sur le plateau du Scaubecq, refusent qu’Electrabel installe des éoliennes près de chez eux. Le projet n’en est encore qu’à l’étude d’incidence.

Publié le 19/10 à 13h55

Le plateau du Scaubecq est un endroit calme, vert et où les champs s’étendent à perte de vue. Alors, quand Dominique Jooris et son épouse Brigitte ont découvert une affiche annonçant le projet d’Electrabel d’y dresser six éoliennes, leur sang n’a fait qu’un tour. Très vite rejoints par Alain Burton ainsi que par Didier Arts et son épouse Anne, d’autres riverains, ils ont créé un comité de quartier. Celui-ci compte aujourd’hui 50 membres, originaires à la fois de Braine-le-Comte et de Soignies, les deux communes concernées.

Un paysage remarquable

Pour eux, il est hors de question d’ériger ces machines à deux pas de chez eux: “ Le plateau du Scaubecq a été reconnu paysage remarquable par l’ADESA, un organisme de la région wallonne. C’est un des rares lieux existant encore en Belgique où aucun poteau électrique et aucun bâtiment plus élevé ne viennent stopper le regard. Et ils veulent venir installer des engins de 122 mètres de hauteur! C’est impossible à intégrer. Les premières maisons seront à peine à 350 mètres. Imaginez les ombres qu’elles vont provoquer.”

Et pour la santé?

Car le comité se pose aussi des questions concernant la santé des riverains: “ On ne sait pas vraiment quelle incidence elles peuvent avoir. Nous sommes persuadés qu’elles en ont. Sans parler des infrasons, rien que les effets stroboscopiques et les bruits peuvent induire du stress qui, à long terme, aura des conséquences. ” Ils en appellent donc au principe de précaution.

D’autant qu’ils émettent de sérieux doutes quant à la rentabilité de ces éoliennes: “ Sans capacité de stockage, les éoliennes ne servent à rien. À quoi ça sert de produire de l’électricité la nuit alors qu’elle ne sera pas utilisée? Que fera-t-on de la surproduction?

Autant de questions auxquelles Electrabel devra répondre pendant l’enquête d’incidence. Mais les riverains ne sont pas prêts à accepter le projet. Car en plus des interrogations sur leur santé et le paysage, ils se demandent aussi quelle influence ces engins pourraient avoir sur la valeur de leurs habitations.