• Le Chwapi diagnostique une sinusite, on lui enlève la rate au CHM

    Laura van der Biest prend un peu de repos après sa mésaventure qui aurait pu lui coûter la vie.
    Laura van der Biest prend un peu de repos après sa mésaventure qui aurait pu lui coûter la vie. - J.K.

    Comme chaque matin, Laura van der Biest commence la journée par une tasse de café. Soudain, elle ressent une forte douleur au niveau du ventre. «  Un gros clac, puis peu de temps, après des crises de douleur  », explique-t-elle. Elle se rend donc aux urgences du CHwapi à Tournai où elle sera prise en charge. Après avoir expliqué aux médecins les différents symptômes, de fortes douleurs à la tête, à l’épaule et au ventre, elle passe un scanner au niveau du cerveau ainsi qu’une radio de l’épaule. «  En plus de la douleur, je vomissais. À l’hôpital, on m’a dit que c’était dû à la douleur, rien de plus  », souligne la jeune femme.

    Une fois les examens effectués, le médecin vient à sa rencontre et lui explique qu’il ne s’agit probablement que d’une sinusite. «  Sur place, j’ai senti qu’il y avait de la tension dans l’air, ils avaient l’air pressés. Même si c’est le cas, ce n’est pas une raison pour négliger les patients. On m’a ensuite donné quelques médicaments et on m’a autorisé à sortir de l’hôpital. Comme je n’ai pas de véhicule, je me suis rendue à pied chez ma sœur qui habite à un kilomètre de là.  »

    Trois malaises à sa sortie

    Sur le chemin, la jeune maman de trois enfants va faire trois malaises successifs. Elle alerte son beau-père, qui va venir à sa rencontre. Voyant que sa belle-fille était dans un état plus que préoccupant, il décide de l’emmener au centre hospitalier de Mouscron pour avoir un autre diagnostic. «  Là-bas, ils ont directement fait une échographie et une radio des poumons  », explique Laura van der Biest.

    Quelques minutes après son passage entre les machines de l’hôpital mouscronnois, on ne parle plus du tout de sinusite. «  Ils m’ont dit que j’avais du sang dans le ventre. Le médecin n’a pas su dire directement d’où cela provenait car il y en avait beaucoup.  » Sans vraiment donner plus d’informations à la jeune femme, les médecins décident d’intervenir au plus vite. «  Ils ont rapidement vu que j’avais la rate qui avait éclaté. On m’a retiré près de deux litres de sang  », raconte Laura van der Biest.

    La rate a été enlevée

    Une fois l’opération terminée, et la rate extraite du corps de Laura, les médecins mouscronnois ont souligné qu’elle avait eu beaucoup de chance. «  Je suis passée par la petite porte. J’ai bien failli ne plus revoir mes enfants à cause de l’erreur d’une seule personne. En 24h, je suis passée d’une simple sinusite à l’ablation de ma rate puis aux soins intensifs. »

    Désormais, c’est dans sa chambre au CHM que Laura van der Biest se repose et prend un peu de recul. «  Ce n’est pas facile car je suis loin de ma famille, mais je me dis que je vais les revoir bientôt. Ma petite fille, qui a un an et demi, ne cesse de me réclamer. Je ne suis pas en colère, mais ce que j’ai vécu est tout de même très inquiétant.  » Le compagnon de Laura a tenté d’avoir une explication du CHwapi au sujet de ce « raté ». «  On lui a dit que ma rate avait très bien pu éclater après ma visite à l’hôpital de Tournai.  »

    Laura van der Biest veut tourner rapidement la page de ce moment encore douloureux. Et gardera à jamais, bien malgré elle, les marques des agrafes que les médecins lui ont apposées sur le ventre.

  • Réussissez votre permis théorique: troisième série de questions

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    «  Les signaux routiers concernent les panneaux, mais également le marquage au sol et les signaux lumineux de circulation. Il ne faut pas négliger ces deux derniers aspects pour bien préparer son examen théorique  », prévient Belinda Demattia de l’Agence wallonne pour la sécurité routière. Cette signalisation indispensable pour évoluer dans le trafic se divise en six catégories : les signaux de danger, d’interdiction, d’obligation, les signaux relatifs à la priorité, à l’arrêt et au stationnement, enfin les signaux d’indication.

    «  Il faut connaître sans exception près de 140 panneaux de base et leurs nombreuses déclinaisons. C’est vraiment incontournable pour réussir son examen. Les candidats sont susceptibles d’être interrogés sur tous  », souligne la spécialiste de l’AWSR. La numérotation – par exemple le A7a annonce un rétrécissement de la chaussée – sert à s’y retrouver entre différentes versions (rétrécissement à gauche, à droite ou des deux côtés). Elle ne doit pas être connue pour l’examen. L’essentiel est de connaître la signification du panneau.

    «  Il ne faut pas faire l’impasse sur les signaux additionnels qui complètent, précisent ou limitent la signification du panneau et qui peuvent complètement changer la bonne réponse d’une question  », conseille Belinda Demattia.

    En ce qui concerne le marquage routier, les marquages temporaires lors de travaux (traits continus ou discontinus de couleur orange) prennent le pas sur les autres et c’est donc eux qu’il faut respecter. Il existe des marquages sur lesquels il est interdit de rouler, notamment les îlots directionnels et les zones d’évitement.

    Attention au feu orange

    Pour les signaux lumineux, le feu orange nécessite une attention particulière. Il est interdit de le franchir (il s’agit bien d’un signal d’arrêt) sauf si le freinage ne peut se dérouler dans des conditions de sécurité suffisantes. Résistez donc à la tentation d’accélérer pour le franchir avant qu’il ne passe au rouge. Les feux se placent généralement à droite de la chaussée et ils peuvent être répétés à gauche ou au-dessus. Si on peut passer par la droite d’un feu et qu’il n’y en a nulle part ailleurs, c’est qu’il ne nous concerne pas.

  • Maisons modestes: le fisc a commencé à frapper

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    Être propriétaire d’un petit logement présente deux avantages fiscaux. Un : bénéficier d’un précompte immobilier assez bas, puisque calculé sur le revenu cadastral (RC) du bien qui l’est tout autant. Et deux : se voir accorder des droits d’enregistrement réduits lors de sa revente si le RC ne dépasse pas 745 euros. On parle alors de « maison modeste ». En Wallonie, les droits passent dans ce cas de 12,5 % à 6 % du prix de vente sur les 157.087 premiers euros déboursés (et même 167.559 euros si le bien est situé dans une zone de pression immobilière). On peut ainsi économiser jusqu’à 10.000 euros…

    Mais la médaille a son revers. Les revenus cadastraux des maisons et appartement n’ont plus été adaptés depuis 1975. Ils sont simplement indexés. Résultat : pour pas mal de biens anciens, ils ne correspondent plus à la réalité. C’est notamment le cas de nombreux biens modestes. Et la Région comme les communes, qui bénéficient des retombées du précompte, y perdent de l’argent…

    Le fisc sort son arme

    Aucun gouvernement n’a toutefois jamais osé s’attaquer de front au problème, en procédant à une réévaluation de la valeur de l’ensemble des maisons et appartement du pays. Mais depuis quelques mois, le fisc, lui, a commencé à sortir sa petite arme personnelle.

    Lors de la revente d’un bien modeste, le cadastre vérifie désormais que son revenu cadastral ne doit pas être revu. Comment ? Tout simplement en se basant sur le prix de vente demandé pour cibler ses contrôles : avoir un RC de 730 euros pour une maison vendue 250.000 euros, c’est interpellant. Il appelle ça la « nouvelle gestion des risques ». Et les sanctions commencent à tomber.

    1.700 cas à contrôler

    « De septembre à décembre, nous avons reçu 13.679 demandes d’attestation de revenus cadastraux pour logement modeste », explique la porte-parole du fisc, Florence Angelici. « La gestion des risques a déterminé 1.707 cas à contrôler, soit 12,5 %. Et cela a conduit à réviser 842 revenus cadastraux, soit 6,2 % du total des demandes, mais 49,5 % des biens identifiés comme étant à contrôler ».

    En quatre mois, dans un cas douteux sur deux, le revenu cadastral d’un bien modeste a donc été revu à la hausse. « Ce contrôle n’a pas pour but de diminuer le nombre de bénéficiaires des droits d’enregistrement réduits, mais d’éviter qu’une attestation soit donnée alors que le revenu cadastral n’est pas conforme à l’état réel du bien », assure le SPF Finances.

    Sur ces 842 biens dont le revenu cadastral a été revu, 311 sont situés en Wallonie, 75 à Bruxelles et 456 en Flandre. Mais l’impact de la mesure serait encore assez limité. Selon le ministre wallon des Finances, Jean-Luc Crucke (MR), 40 des 311 biens wallon ayant été réévalués ont ensuite dépassé la barre fatidique des 745 euros.

    Christian Carpentier

  • Véhicule fantôme à Engis: la Flémalloise est morte sur le coup

    C’est DSA Dépannage qui a pris en charge la carcasse du véhicule de la victime.
    C’est DSA Dépannage qui a pris en charge la carcasse du véhicule de la victime. - D.R.

    Dramatique accident de la route ce mardi vers 15h30, le long de la Nationale 90, quelques centaines de mètres après la sortie Clermont-sous-Huy, en direction de Flémalle.

    Maria Canaves, une habitante de Flémalle, âgée de 77 ans, a pris la chaussée à contresens -à un endroit qui n’a pas clairement été déterminé- et a violemment percuté un véhicule qui, lui, roulait dans le sens correct de circulation, à hauteur de la borne kilométrique 116.9. Le choc a été inévitable et d’une violence inouïe : les véhicules, une Hyundai I40 break et la Peugeot 106 de la Flémalloise, se sont percutés frontalement. Le dernier véhicule, sous l’impact de la collision, a ensuite effectué un mouvement de « toupie », avant de s’immobiliser le long de la berme centrale.

    La septuagénaire est malheureusement décédée sur le coup. Ce sont les pompes funèbres Foret-Tejean, de Flémalle, qui ont pris en charge sa dépouille. Sa famille, à l’annonce de la terrible nouvelle, était bien évidemment effondrée.

    Le conducteur du second véhicule, un Flémallois âgé d’une quarantaine d’années, a été emmené en ambulance à l’hôpital du Bois de l’Abbaye à Seraing, fortement choqué mais indemne. L’assistante du service d’aide aux victimes de la police Meuse-Hesbaye est notamment intervenue.

    Le parquet a été avisé des faits. Vu les circonstances relativement claires de l’accident, un expert n’a pas été requis sur place. Le magistrat a toutefois diligenté un médecin légiste afin de réaliser un prélèvement sanguin sur la conductrice décédée.

    Une déviation a été mise en place à hauteur de Clermont.

    Le drame n’a pas occasionné de suraccident mais bien des embarras de circulation. La zone de police Meuse-Hesbaye a mis en place une déviation à hauteur de Clermont, direction Liège, jusqu’en soirée. Les pompiers de la zone de secours Hemeco étaient également sur place et ont procédé au transport en ambulance ainsi qu’à la désincarcération de la victime.

    Malheureusement, «  il n’est pas rare qu’un véhicule prenne la nationale à contresens à cet endroit  », nous dit-on du côté de la police. Et cette fois, un quart d’heure avant le drame, une camionnette avait d’ailleurs été signalée comme roulant dans le mauvais sens de circulation !

  • Honteux: une vache tuée à cause d’une canette à Lens (photos)

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    Ce dimanche matin, Frédéric Roisin, 42 ans, s’est rendu sur son exploitation de 250 bovins à Lens. L’agriculteur a tout de suite vu que l’une de ses vaches n’était pas en grande forme. « Elle n’est pas venue manger, elle restait dans son coin. Le vétérinaire est venu l’examiner. Mais ce n’est jamais simple de savoir de quoi souffre une bête. Elle n’avait plus assez de température, le fond de son œil était blanc. Nous l’avons soignée en bons pères de famille et il m’a dit qu’il reviendrait voir son état dans la soirée. Mais à son arrivée, elle venait de mourir… »

    L’équivalent d’une demi canette a été découverte dans la panse du mammifère.

    Consciencieux, le vétérinaire décide de pratiquer une autopsie et découvre l’équivalent une demi-canette logée dans l’un des estomacs du ruminant. « Cela arrive qu’une bête avale un corps étranger. On lui injecte alors un aimant. C’est ce qu’on a fait mais les canettes sont fabriquées en un alliage spécial qui ne colle pas bien. Et de toute façon, le mal était fait… Pour terrasser une bête de 1.000 kg, imaginez-vous les dégâts que ce morceau de métal a pu faire ! »

    « Un fléau »

    En cette période hivernale, les animaux qui sont confinés sont nourris par affouragement. L’exploitant craint que la canette n’ait été avalée par sa vache après s’être malencontreusement retrouvée dans le foin distribué. « Les canettes sont un réel fléau. Mes prairies sont au bord d’une route. Quand les bêtes sont en pâture, elles peuvent elles-mêmes les avaler. Quand on fait du foin, on tâche généralement de ramasser tous les déchets avant, mais si on en a oubliés, les canettes sont coupées par nos machines agricoles. »

    Désolant...

    Suite à cet incident, Frédéric Roisin a contacté la commune de Lens dans l’espoir qu’un filet anti-déchets soit installé à proximité de ses pâturages. L’agriculteur est révolté contre les pollueurs qui, par insouciance, ont tué sa vache. « Bien sûr, c’est une perte financière mais ce que je veux surtout mettre en avant c’est la souffrance de l’animal. J’adore mes bêtes et à cause d’un imbécile, ma vache a certainement souffert des semaines avant d’en arriver à cette hémorragie finale. Cela fait des années que je me bats contre ces gens dégueulasses qui se débarrassent de leur canette. Souvent, ce sont des personnes qui consomment de l’alcool au volant, ils ne veulent pas montrer à Madame qu’ils boivent et ils balancent tout par le carreau de leur voiture, » s’emporte le quadragénaire.

    L’incivisme a tué la vache de Frédéric.

    Le Lensois souhaite sensibiliser les citoyens au respect de leur environnement. « Nous agriculteurs, on nous pointe facilement du doigt pour des questions de maltraitance animale. Par contre, celui qui jette sa canette, il s’en fout pas mal des conséquences. Il ne faut pas se faire d’illusion, à ce train-là, un jour, on retrouvera des morceaux de canette dans les petits pois… »

    À noter qu’une canette met environ 200 ans à se dégrader dans la nature.

  • Au tribunal pour avoir défendu son fils «racketté»

    Michael Lasmans ne comprend pas trop pourquoi c’est à lui à se justifier...
    Michael Lasmans ne comprend pas trop pourquoi c’est à lui à se justifier... - DR

    Et pourtant, à la base, il ne voulait que « faire peur » à ceux qui, en 2016, ont racketté son fils Logan, aujourd’hui âgé de 15 ans. Un fils qui durant des mois n’a rien dit…

    « Il est comme cela, il intériorise tout, raconte Michaël. J’ai fini par apprendre qu’il était victime de racket car on le soupçonnait de faire partie d’un trafic de drogue. Il changeait en effet souvent de groupe. Il avait été appelé dans ce cadre chez le proviseur. Au début, il n’a rien dit mais il a fini par craquer et à tout raconter. S’il changeait de groupe, c’est parce qu’il voulait s’écarter de ceux qui le menaçaient. En fait, tous les jours, trois élèves nés en 99 lui prenaient les deux euros que je lui donnais. Ils lui vendaient également de vieux vêtements troués. Ils le poussaient, le menaçaient  ». Selon Michaël, son fils n’est pas le seul à avoir été victime de racket.

    À cause de son casier?

    Le papa de Logan avait, en tout cas, voulu déposer plainte. "Elle n'a pas été acceptée. On voulait que mon fils reste seul. Je n'ai pas accepté. Les policiers me disaient que j'étais trop énervé. A mon avis, c'est parce que j'ai un casier judiciaire"« .

    Seul l'un des trois racketteurs a été renvoyé de l'école « Et durant une journée seulement. En revanche, mon fils a été mis dehors de l’établissement, lui. Suite à la tournure prise par les événements ». Une fois que Logan a raconté les faits dont il a été victime, les racketteurs l’ont menacé via facebook. Et c’est là que Michaël a réagi.

     Je craignais qu’il se suicide

    « J’ai envoyé des messages dans le but de leur faire peur. Moi, je voulais juste que cela s’arrête. Je craignais que mon fils en arrive à se suicider. Il y a déjà eu des cas dans l’école où cela s’est passé. J’ai notamment précisé que j’allais venir tous les jours à l’école. Ce qui n’était pas possible étant donné que j’effectuais une peine de travail. Je leur ai également dit que j’allais les embarquer dans mon coffre et que j’allais tirer en direction de leur façade  .

    Johanne Tinck

  • Votez maintenant pour le Carolo de l’année 2017

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    C’est vous qui décidez : votez maintenant pour votre Carolo préféré en quelques clics seulement !

    Pour rappel, les nominés sont les suivants :

    Dans la catégorie Sport

    Felice Mazzù, entraîneur des Zèbres

    Ismaël Debjani, athlète jumetois

    Thierry Van Cleemput, entraîneur de David Goffin

    Dans la catégorie Artiste

    Dirty Monitor, collectif carolo qui projette son art sur des façades

    Jeanjass, rappeur carolo

    Mélanie Di Biasio, chanteuse carolo

    Dans la catégorie Manager

    Olivier Bouchat, pour Tibi (ICDI)

    Thomas Cornil, pour Rive Gauche

    Thibault Baras, pour Dreamwall/Keywall

    Dans la catégorie Citoyen

    Luc Bouvier et Charleroi Running

    Martine Michel, juge d’instruction dans le dossier « Tueries du Brabant Wallon »

    Manu, Stefano et Richard (Cedicora), qui ont sauvé une famille courcelloise des flammes

  • Agression à Charleroi: «Nous n’avons pas arraché son voile!»

    Une bagarre entre quatre femmes avait éclaté jeudi soir, rue Neuve, à Charleroi.
    Une bagarre entre quatre femmes avait éclaté jeudi soir, rue Neuve, à Charleroi. - Kim Foucart

    Une vaste querelle avait eu comme cadre la rue Neuve, à Charleroi, où plusieurs femmes en étaient venues violemment aux mains, comme nous vous le relations dans nos éditions. Sabrina et Fadila affirmaient avoir été frappées et insultées, avec des jurons racistes lancés à leur encontre, jeudi dernier. Fadila s’en est sortie avec un nez cassé, Sabrina, elle, assurait avoir eu son voile arraché sous les yeux de son enfant.

    Évidemment, la publication de cette histoire a fait réagir beaucoup de monde. Et le commerce, une pizzeria où travaillent les deux autres protagonistes de cette bagarre, en a fait les frais : nombre de coups de fil d’insultes et de menaces ont été reçus, dès ce mardi matin, après une campagne de dénigrement déjà lancée sur les réseaux sociaux depuis le week-end écoulé. «  On nous a même menacés de venir brûler notre commerce  », confirme Lætitia, une des deux femmes incriminées par Fadila et Sabrina. Lætitia a tenu à donner sa version, évidemment différente, des faits relatés. «  Et tout d’abord, il ne peut y avoir eu d’insultes racistes ou islamophobes : il se trouve que je suis moi-même musulmane et mariée à un Algérien  », explique-t-elle. «  De même que ma cousine, celle qui était au volant de la voiture qui aurait empêché ces deux femmes de poursuivre leur route. C’est d’ailleurs la passagère de cette voiture qui est sortie pour venir m’insulter, alors que je m’apprêtais à m’en aller. Elle a donné un coup de pied à ma cousine, qui venait elle aussi de sortir de sa voiture.  » Bref, on le devine, il y a eu un véritable crêpage de chignons entre quatre femmes. «  Dont aucune ne portait de voile  », assure encore Lætitia, soutenue d’ailleurs par plusieurs commerçants qui ont pu assister à cette scène déplorable.

    « Pas une bagarre raciste »

    «  Racistes, eux ?  », s’étonne Hasan, Turc de naissance et qui tient un magasin de fruits et légumes à deux pas de là. «  C’est de la vaste blague  », assène-t-il : «  Ils viennent se fournir chez nous, on n’a jamais eu de souci. Lætitia elle-même est musulmane. Ce qui s’est passé est triste, mais il ne s’agit absolument de bagarre raciste !  » Même son de cloche plus loin : Mohammad, Pakistanais de naissance, et son épouse Karolina, Hongroise, sont musulmans tous les deux et tiennent un magasin de vêtements : «  J’ai assisté à cette bagarre  », assure Karolina. «  Et je peux le certifier, ce sont les passagères du véhicule qui ont commencé à donner des coups. Et aucune des deux n’était voilée !  » Le couple s’étonne lui aussi de l’ampleur des réactions qui s’élèvent contre leurs voisins de la pizzeria : «  Des messages très violents, avec appel à la violence… C’est scandaleux. Ni Lætitia ni sa cousine ne peuvent être accusées de racisme : elles sont mariées toutes les deux avec un Algérien  ! », sourit encore Karolina. Le patron de la pizzeria, lui, ne sourit pas et a déposé plainte auprès de la police de Charleroi, suite aux menaces reçues.

  • Incendie à Marcinelle: à l’origine, une plantation de cannabis

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    Le feu s’est déclaré dans un entrepôt de la rue Julien Dulait, à la limite de Charleroi et de Marcinelle, derrière la gare de Charleroi-Sud, indique le porte-parole de la zone de secours Hainaut-Est.

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    Les flammes se sont communiquées à l’arrière de trois maisons voisines.

    Aucun blessé n’est à déplorer mais le dégagement de fumée a fortement perturbé le trafic routier sur le R9.

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    Vu l’ampleur du brasier, les hommes du feu ont fait appel à un deuxième départ en renfort. Sur place, les pompiers ont découvert dans l’entrepôt des résidus de ce qui ressemblait fortement à une plantation de cannabis. La police judiciaire de Charleroi, alertée, est descendue sur place et a confirmé les faits. L’enquête est évidemment toujours en cours.

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  • Colruyt retire 18 produits de ses rayons

    Photonews
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    Il s’agit notamment des lardons de marque Herta, détenue par Nestlé mais aussi des barres chocolatées Lion, de la nourriture pour bébés Nestlé, de yaourts et du cacao en poudre Nesquik. Colruyt a retiré ces produits car le fournisseur suisse refuse de baisser ses prix.

    Colruyt n’est pas la seule chaîne européenne de supermarchés qui est en conflit avec Nestlé. C’est également le cas d’Edeka (Allemagne), Conad (Italie) et Intermarché (France), des groupes qui font partie d’Agecore, une association de six chaînes européennes de grands magasins qui cherche à peser sur les négociations en matière de prix avec les fournisseurs.

    Nestlé dit regretter cette décision de Colruyt, estimant que les négociations sont toujours en cours. Colruyt se dit pour sa part convaincu d’arriver à un accord.

    En novembre, certains produits Lay’s et Pepsi avaient disparu de l’offre Colruyt pendant deux mois en raison d’un conflit avec le producteur PepsiCo.