Animaux maltraités et abattus à Marchienne
publié le 08/05/2009 à 07h05
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Un homme a été interpellé hier, en début de soirée. Il revendait des pieds de bœuf volés à l’abattoir à la communauté africaine. Ces pieds de bœuf sont impropres à la consommation. Chez lui, les animaux étaient maltraités. Certains sont morts.
Rédaction en ligne
L’affaire est terrible. Hier, rue de la Sambre, à Marchienne-au-Pont, c’était branle-bas de combat.
L’Afsca. La police de l’environnement. La police locale. Il fallait bien cela pour faire le relevé précis d’un spectacle horrible.
Des animaux dans un état désastreux ont été retrouvés. Des poneys. Des chevaux. Des oies. Et puis un cochon qui a dû être euthanasié sur place. On vous épargne les détails.
Les malheureuses bêtes tentaient de survivre sur un terrain jonché de tôles ondulées, de voitures désarticulées...
À côté des animaux tout proche de la mort, les inspecteurs ont retrouvé des carcasses de poneys et d’oies. Pour ceux-ci, il était malheureusement trop tard.
Le propriétaire des lieux a été arrêté par les autorités qui se sont rendues sur place.
Et l’enquête se poursuit. Car il est apparu que l’individu se rendait à l’abattoir pour y voler les pieds de bœuf - en principe impropre à la consommation - dans les containers de l’abattoir.
L’enquête laisse entendre que l’homme récupérait les pieds de bœuf pour ensuite les revendre à la communauté africaine à laquelle il fait partie.
Précisons que l’abattoir est étranger à ce trafic illégal et dangereux. L’homme volait les pieds de bœuf dans les poubelles de l’abattoir.
Initialement, c’est une plainte pour une infraction à l’environnement qui a déclenché l’affaire.
C’est la police de l’environnement qui s’est présentée sur les lieux pour constater une pollution dans un ruisseau.
Par la suite, les enquêteurs ont remarqué la présence d’animaux dans un état inquiétant.
L’Afsca (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) a été avisé.
Ce n’est qu’en fin d’après-midi que la police locale a été informée de la situation, compte tenu de l’ampleur de la catastrophe qui se dressait rue de la Sambre.
Hier soir, après 22 h, l’homme était toujours entendu par les autorités et il n’était pas encore décidé d’un éventuel mandat d’arrêt.
Il sera probablement poursuivi pour infraction à l’environnement, dépôt clandestin, pollution du sol mais aussi et surtout pour infraction au bien-être des animaux et abattage clandestin d’animaux.
Il reste encore à établir le trafic illégal de nourriture. L’enquête ne fait que commencer. Les recherches se poursuivent.
Philippe Boudart