Publié le Mardi 5 Novembre 2013 à

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Charleroi: les vraies raisons de la démission du Bureau d'éthique et de déontologie

D. Delescaille et E. Mathieu

Nous avons pu obtenir la lettre de démission envoyée par les sept membres du Bureau d’éthique et de déontologie au bourgmestre Paul Magnette. Elle révèle des motifs bien différents de ceux évoqués dans le communiqué lénifiant du Collège. On y lit entre les lignes que le bureau a été sabordé depuis le début de la nouvelle législature. Le collège voulait lui imposer un filtrage des demandes incompatible avec l’anonymat des plaignants.


Le président Lacroix mal à l’aise à cause du filtrage des plaintes.

D. Gauvain

Le président Lacroix mal à l’aise à cause du filtrage des plaintes.

Selon le communiqué du collège, le bureau d’éthique n’a plus de raison d’être vu l’évolution de la situation de la ville. «  Force est de constater que les règles de bonne gouvernance ont été massivement appliquées au sein des services de la ville. En effet, seuls 5 dossiers ont été traités sur une année par le bureau  », prétend le communiqué.

La lettre de démission souligne d’autres raisons et montre un malaise avec la nouvelle majorité : «  Depuis le début de la nouvelle législature, les membres du bureau ressentent un désintérêt de la part des autorités communales tant au point de vue des conditions de travail que sur le plan relationnel  ».

«  Depuis notre déménagement fin 2012 de la rue du Beffroi vers la rue de Marcinelle, on ne recevait plus de courriers, ni d'appels téléphoniques, ni de fax. On suppose qu'il y a eu un manque de communication quant au changement de nos coordonnées. La conséquence a été une chute du nombre de dossiers : 104 en 2010, 45 en 2011, 29 en 2012, 13 en 2013. Cette chute est liée aussi au fait qu'on nous ait supprimé les formations. Nous n’avions quasi plus de contacts avec les fonctionnaires qui questionnaient souvent le bureau  », précise l’ex-président Jean-Claude Lacroix. Et ce dernier de souligner : «  Ce n’est pas la démission d’un bureau, mais de chaque membre individuellement car chacun est mal à l'aise par rapport aux nouvelles règles proposées et notamment celle d'un filtrage demandé et donc de ne plus pourvoir garantir l'anonymat  ». Plus de détails dans le journal de mercredi.

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