Publié le Mardi 1 Octobre 2013 à

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Lutter contre les garnis et augmenter l'offre de logements de qualité: le plan 2013-2018 de La Louvière

Xavier Lambert

Croissance démographique et diminution de la taille des ménages font que la demande en logement va augmenter. Or, dans un contexte économique difficile, les loyers augmentent et la demande de logement public est insatisfaite. Dans sa déclaration de politique communale, la majorité prétend toutefois y remédier.


Des logements basse énergie

Atelier d’architecture Fabien Henne &Co

Des logements basse énergie

C’est une obligation pour chaque commune : présenter une déclaration de politique du logement pour l’ensemble de la mandature, qui fasse un état des lieux, un programme d’actions et définisse les objectifs stratégiques en la matière. Celle de La Louvière a été votée lundi soir par le conseil communal. En voici les points forts :

état des lieux  : La Louvière compte actuellement un total de 34.057 logements, pour 79.412 habitants. Mais on prévoit à la fois une croissance démographique à la hausse (622 nouveaux ménages sont venus s’installer entre 2008 et 2012), et une diminution de la taille des ménages (les isolés ont augmenté de 9 % entre 2000 et 2008 et la tendance se poursuit). 87 ? 9 % du parc immobilier appartient au secteur privé, dont deux tiers occupés par le propriétaire et un tiers mis en location. Les 12,1 % du logement public représentent 4.121 logements. Mais il faut savoir qu’il n’y a pas moins de 2.393 demandes de logement public non satisfaites actuellement. Des demandes qui concernent essentiellement des logements à 1 ou 2 chambres.

augmenter l’offre  : comme le montrent les chiffres ci-contre, la Ville remplit ses obligations légales mais outre les demandes non satisfaites, s’attend à un accroissement des besoins. la majorité veut y répondre en mixant remise sur le marché de logements existants, créations de logements privés et publics, tout en préservant le caractère villageois de Besonrieux, Haine-Saint-Pierre fonds et la vallée de la Haine. La Ville veut notamment poursuivre sa lutte contre les logements inoccupés, comme les étages au-dessus des commerces, et privilégier l’habitat en quartier et/ou au centre-ville.

améliorer la qualité et lutter contre les garnis  : la Ville est en train de réviser son règlement communal d’urbanisme, qu’elle compte bien faire appliquer de façon à à la fois respecter la valeur architecturale des bâtiments, et exiger un minimum d’espace et de confort de façon à lutter contre ce qu’elle appelle « les petits logements ». Autrement dit les « garnis ». Les existants seront soumis à l’application stricte du permis de location et des contrôles systématiques sont prévus par la cellule salubrité du service logement (des amendes sont prévues pour les contrevenants). Et le Collège n’autorisera plus la création de ce type de logements, ni la division de maisons unifamiliales en plus de 3 logements.

assumer l’obligation de relogement  : les nouvelles dispositions du code wallon prévoient que pour chaque expulsion, le bourgmestre devra faire une proposition de relogement. La commune et le CPAS devront donc créer en conséquence un nombre suffisant de logements de transit.

coordonner les actions en termes de logement  : un guichet unique sera prévu dans la nouvelle cité administrative. D’autre part, la Ville poursuivra sa politique de construction de nouveaux logements via la conclusion de partenariat publics-privés.

La déclaration a été adoptée malgré la réticence de certains, estimant qu’elle ne va pas assez loin:

Pour le PTB, le plan est insuffisant pour répondre à la demande actuelle et à venir, non seulement au niveau quantitatif («  Seuls 90 nouveaux logements publics sont effectivement planifiés, souligne le conseiller Antoine Hermant. Les autres dépendent des subsides et sont annoncés pour le très long terme ») mais aussi au niveau qualitatif : « les projets en cours sont impayables pour une grande partie des habitants. De plus, ces projets, comme sur le site Boch, n’ont aucune garantie d’aboutir  . Or, les services du CPAS nous ont confirmé que le logement, à cause de son coût important, est un des plus importants problèmes auxquels les assistantes sociales sont confrontées ».

Le PTB dénonce donc le manque de volonté politique de créer du logement public et réclame un plan d’urgence communal pour le logement.

Le parti préconise la création via la régie communale d’une entreprise publique de création et de rénovation de logements, « ce qui permettrait de créer de la main d’œuvre et de mettre sur le marché des logements de qualité à coût moindre que par le privé  ». Et pour la financer ? « aller chercher l’argent où il est », évidemment…

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