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Assises du Hainaut: l'avocat général requiert une peine minimale de vingt ans de réclusion

L’avocat général a requis jeudi matin une peine minimale de vingt ans de réclusion à l’encontre de Farouk Bouhadi. L’accusé a été reconnu par le jury de la cour d’assises du Hainaut, coupable du meurtre de Kevin M’Panzu, poignardé à mort au festival de musique rock de La Louvière le 22 juillet 2010.

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Publié le Jeudi 2 Février 2012 à 11h18

L’avocat général, André Dessart, s’est attaché après avoir rappelé la gravité des faits à démontrer la dangerosité de l’accusé en se référant, entre autres, aux expertises psychologiques qui établissent une perte de contrôle chez l’accusé dans le cadre d’une certaine tension, dominé par une impulsivité derrière une façade contrôlée.

“Manifestement, il a recours à la violence quand il est sous pression. L’attitude de l’accusé m’inquiète. D’autant qu’il a adopté un système de défense où il se mure dans le silence et qu’il n’a apporté aucune explication sur les faits”, a indiqué le ministère public qui a reconnu les circonstances atténuantes du décrochage social de l’accusé et de son intelligence limitée.

Afin de tenter de diminuer le seuil de la peine requise par le ministère public, Me Fabian Lauvaux, a mis en exergue plusieurs circonstances atténuantes à retenir pour son client. Le jeune âge de l’accusé au moment des faits, l’absence d’antécédents judiciaires et le contexte des faits. La structure de personnalité de Farouk Bouhadi, immature, et son niveau intellectuel faible ont également été pointés par l’avocat. La jeunesse difficile de l’accusé, mis dehors de chez lui à 14 ans, par un père maltraitant et alcoolique a également été évoquée.

L’avocat a rappelé, à l’intention des jurés, que la peine devait être juste et laisser de l’espoir à l’accusé. Les jurés et la cour se sont retirés pour débattre de la peine. L’arrêt motivé devrait être rendu en début d’après-midi.