Tribunal de Charleroi: le bon samaritain et son 357 Magnum
Photo prétexte
C’est l’histoire d’un bon samaritain, Ervin, et des ennuis que lui a valus son geste courageux... Cela fait presque 4 ans qu’il espère faire valoir son bon droit et récupérer son outil de travail, un 357 Magnum...
an.D.
Publié le Mardi 7 Février 2012 à 19
On est en 2008. L’homme promène tranquillement son chien et tombe, par hasard, sur une scène de ménage qui s’achève en pleine rue: un homme tabasse sa femme! Ervin intervient sans ménagement pour sauver Muriel des poings de Sébastien. Les cris attirent le voisinage, la police est en route, et Ervin décide de ramener son chien chez lui, non loin de là.
Mais immédiatement, c’est le quiproquo: les agents, en arrivant sur place, le prennent pour l’agresseur et le suivent jusque dans son habitation. Et là, surprise, sur la table de la cuisine, ils découvrent... un 357 Magnum! Ce n’est pas le genre d’engin que l’on découvre chez tout le monde... et c’est cette arme qui vaut, aujourd’hui encore, des ennuis à Ervin et notamment une comparution devant le tribunal correctionnel de Charleroi.
permis de détention
Passé le premier moment de flottement, Ervin a pu se faire entendre: il n’était pas l’agresseur de Sébastien et il n’a fait qu’intervenir pour sauver une femme en détresse. De plus, explique-t-il, documents à l’appui, il est en possession d’un permis de détention d’arme en bonne et due forme. Ancien paracommando, il est aujourd’hui instructeur pour les forces armées, les forces spéciales ou la police de Charleroi par exemple et il a, du coup, l’autorisation de détenir une arme.
Problème: l’un ou l’autre, dans la rue, affirme qu’il portait cette arme sur lui et qu’il l’a sortie pour menacer Sébastien. Or, un permis de détention d’arme n’est pas un permis de port d’arme et ne permet pas de circuler en rue avec une arme sur soi. “ Je promenais juste mon chien, je n’avais pas cette arme sur moi ” assure Ervin. Aujourd’hui, il plaide l’acquittement. Et souhaite récupérer son arme, qui a été confisquée à l’époque, pour pouvoir reprendre ses activités d’instructeur.
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