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L'ex-leader de l'extrême-droite sud-africaine accusé de sodomie par ses meurtriers présumés

La veuve du leader raciste Eugène Terre'Blanche s'est offusquée des accusations de sodomie portées contre son mari par l'un de ses meurtriers présumés, au deuxième jour de la reprise du procès à Ventersdorp (nord) mardi.

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Publié le Mardi 31 Janvier 2012 à 16h43

"C'est totalement inacceptable. Eugène n'aurait jamais fait une chose pareille (...) Considérant son intégrité et ses vues politiques, c'est absurde", a déclaré Martie Terre'Blanche, appelée à la barre lors du procès des deux ouvriers agricoles noirs accusés d'avoir tué leur patron à coups de gourdin et de machette dans sa propriété en avril 2010.

Terre'Blanche était le leader d'un mouvement d'extrême-droite prônant la supériorité de la race blanche. Chris Mahlangu, 29 ans, l'un des deux accusés, affirme que Terre'Blanche l'a sodomisé le jour de sa mort, et qu'il l'avait déjà fait une autre fois auparavant. Le rapport d'autopsie a fait apparaître des détails sordides. Terre'Blanche, tué alors qu'il était allongé sur le dos, n'a pas tenté de se défendre.

Son pantalon était baissé, dévoilant ses parties génitales et du sperme au bout du pénis. Martie Terre'Blanche était en ville le jour du meurtre, dans l'autre maison du couple, mais elle a nié avoir vécu séparée de son mari.

Selon elle, Terre'Blanche, 69 ans, restait souvent seul à la ferme lorsqu'il y avait du travail. Mahlangu et son co-accusé, âgé de 15 ans au moment des faits, plaident non coupables du meurtre du leader politique. Les deux hommes s'étaient d'abord rendus spontanément à la police pour s'accuser du meurtre, avant de revenir sur leurs aveux. Leur procès, dans cette affaire qui avait déchaîné les passions en 2010 et fait craindre une flambée de violences raciales juste avant le Mondial de foot, s'était ouvert en octobre à Ventersdorp dans la province du Cap du Nord (nord).

Reporté plusieurs fois pour des raisons de procédure, le procès a largement perdu de sa charge politique et émotionnelle, même si le groupuscule raciste fondé par Terre'Blanche, le Mouvement de la résistance afrikaner (AWB), reste mobilisé.