Publié le Lundi 18 Septembre 2017 à

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Suspecté de créer des profils Tinder et Badoo en usurpant des identités

Rédaction en ligne

Le parquet de Verviers a requis lundi devant le tribunal correctionnel une peine d’un an de prison à l’encontre d’un Plombimontois de 24 ans suspecté d’avoir créé, entre 2013 et 2015 des profils Tinder et Badoo, deux applications de rencontre, en usurpant l’identité de plusieurs filles de sa région, dont certaines connaissances. Le suspect nie et réclame son acquittement.


Le suspect réclame son acquittement

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Le suspect réclame son acquittement

Les faits ont été révélés lorsqu’une des victimes, âgée aujourd’hui de 22 ans, s’était présentée à la police en expliquant qu’un jeune homme l’avait contacté via Facebook en précisant qu’il conversait avec elle depuis un certain temps sur Tinder et qu’un rendez-vous, auquel elle ne s’était pas présentée, avait été fixé.

Elle avait ainsi découvert que son identité avait été usurpée. Et, après quelques vérifications, elle avait constaté que c’était une connaissance de la famille qui était derrière cette escroquerie. Le téléphone du prévenu a dès lors fait l’objet de vérifications, mais seules des photos de jeunes femmes adultes avaient été découvertes.

Deux autres victimes allaient également se plaindre de mêmes faits et à chaque fois l’adresse IP du domicile du Plombimontois était liée à ces créations de comptes sur base d’identités usurpées. «Ce qu’il a fait est grave car de fausses informations sur ma vie intime ont ainsi été écrites et partagées avec des inconnus qui pourraient m’en vouloir de ne pas avoir répondu à leurs avances», a expliqué à l’audience une des victimes inscrites à son insu sur Badoo et Tinder.

Le Plombimontois a nié les faits parlant d’enquête bâclée et de suspects non entendus qui ont obtenu le code afin d’accéder au wifi sécurisé de son domicile.

Le parquet estime pourtant le prévenu coupable puisqu’une vingtaine de profils Skype ont été retrouvés sur sa tour d’ordinateur fixe. Ces profils ont toujours été géolocalisés à son domicile. L’analyse de ces profils a également permis de mettre en lumière des conversations ayant perduré dans le temps avec à la clé des demandes et échanges de photos à caractère sexuel.

Le jugement sera rendu le 16 octobre.

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