Publié le Jeudi 14 Septembre 2017 à

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Examen d'entrée en médecine: «boucherie» pour les uns, «filtre efficace» pour la ministre de la Santé

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Tout le monde ne considère pas de la même façon les résultats de l’examen d’entrée en médecine et dentisterie. Pour les uns, c’est une « boucherie qui montre les inégalités de niveaux du secondaire », pour la ministre de la Santé De Block, il s’agit d’un « filtre efficace ».

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Si l’Unécof félicite jeudi les étudiants ayant réussi l’examen d’entrée aux études de médecine, elle tient surtout à rappeler «l’absurdité de sélectionner les médecins sur base de leur niveau de secondaire». La FEF dénonce de son côté un «examen boucherie», pour lequel il n’y a pas lieu de «se réjouir». Le taux de réussite au premier examen d’entrée aux études de médecine et dentisterie organisé vendredi dernier en Fédération Wallonie-Bruxelles est de 18,47%, a annoncé jeudi l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES).

Pour l’Union des étudiants de la Communauté française (Unécof), cet examen démontre une fois de plus «les inégalités de niveaux du secondaire» et engendre une sélection des médecins de demain dans les «bonnes écoles». La Fédération Wallonie-Bruxelles, qui n’a mis en place «ni remédiations ni année préparatoire», permet le début de «l’examen d’entrée du portefeuille», le privé restant la seule option possible.

«Demain, pour être médecin, il faudra avoir été dans une école secondaire réputée ou avoir des parents qui peuvent payer un renforcement à plus de 1.000 euros l’été précédent. Pour tous les autres, tant pis. Ce n’est pas la société que nous voulons», conclut Opaline Meunier, présidente de l’Unécof.

« Filtre efficace »

La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open Vld) a quant à elle reconnu jeudi « l’efficacité» de l’examen d’entrée francophone. «Je constate que ce filtre est efficace», a réagi la ministre, interrogée par l’agence Belga.

L’an dernier, après l’invalidation du concours de sélection organisé jusque là en fin de 1er bachelier de médecine, la ministre fédérale avait exigé l’instauration d’un «filtre efficace» à l’entrée des études de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles pour satisfaire le contingentement fédéral de praticiens.

Selon la ministre, cette réduction drastique du nombre d’étudiants dorénavant admis dans la filière médicale va doper la qualité de la formation qui leur est prodiguée. «Il est évident que si l’on passe de 2.000 à 600 étudiants dans un auditoire, la qualité de la formation sera meilleure. Ca vaut aussi évidemment pour les travaux pratiques», souligne sa porte-parole.

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