Publié le Mercredi 13 Septembre 2017 à

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Suspecté d'avoir commis des attentats à la pudeur sur une nageuse à la piscine de Herstal, l'avocat Victor Hissel a été acquitté

Belga

Le tribunal correctionnel de Liège a acquitté mercredi matin Victor Hissel de deux scènes d’attentat à la pudeur dont il était suspecté. Une nageuse de la piscine de Herstal avait dénoncé des faits qui se seraient déroulés en 2015 et 2016. L’avocat liégeois risquait une peine de 15 mois de prison, mais il dénonçait une cabale de la famille qui l’accusait. Le tribunal a considéré que les préventions n’étaient pas établies.

Photonews

En mars 2016, une femme de 26 ans affirmait avoir subi des attouchements à la piscine de Herstal, un lieu où Victor Hissel pratiquait la natation depuis 25 ans. L’avocat avait été dénoncé par la jeune femme et par le père de celle-ci à l’issue d’une scène qui se serait déroulée le 20 mars. Lors d’un croisement dans un des couloirs du bassin, le prévenu aurait volontairement touché les fesses de la jeune femme avec la paume de sa main.

La plaignante avait identifié son agresseur présumé avec d’autant plus de facilité qu’un quotidien liégeois avait auparavant mentionné dans ses pages que Victor Hissel, autrefois condamné pour des faits de mœurs, fréquentait ce bassin de natation. Elle s’était alors souvenue d’une première scène au cours de laquelle il lui aurait touché les fesses et les seins de manière violente au printemps 2015.

Victor Hissel avait vigoureusement contesté avoir commis ces faits. L’avocat âgé de 61 ans dénonçait un acharnement contre sa personne et une cabale montée par la famille de la jeune femme. Il avait précisé qu’il avait eu une altercation avec le père de la plaignante. Cet homme l’avait percuté alors qu’il pratiquait de l’apnée avec palme et Victor Hissel l’avait repoussé du pied. Les accusations étaient survenues après cet incident. Aucun autre incident n’avait été rapporté par d’autres nageurs, alors qu’une surveillance particulière avait été mise en place au sein de la piscine.

Dans son jugement, le tribunal a décrété la nullité du rapport psychologique en constatant que le père de la jeune femme avait participé à l’expertise et répondu à la place de sa fille. Le tribunal a aussi souligné que les faits décrits par la victime présumée s’étaient déroulés dans un endroit public, en présence de nombreuses personnes, et qu’aucun témoignage ne corroborait ses déclarations. Selon les maîtres-nageurs, Victor Hissel avait toujours adopté un comportement correct à l’égard des nageurs dans ce bassin qu’il fréquentait habituellement. Les juges ont aussi relevé le délai anormal qui s’était écoulé entre les faits et les dépôts de plainte.

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