Publié le Lundi 4 Septembre 2017 à

Culture > Cinéma

Hommage à Jeff Goldblum à Deauville: « J'aime passer le plus clair de mon temps à jouer, à faire comme si »

Festival de Deauville, Pierre Germay (Photos AFP)

Quel point commun y a-t-il entre des succès planétaires tels que « La Mouche » de David Cronenberg, « Jurassic Park » de Steven Spielberg, « Independance Day » de Roland Emmerich ou « Annie Hall » de Woody Allen ? Un acteur nommé Jeff Goldblum à qui le Festival de Deauville a choisi de rendre hommage cette année.

AFP

Et on aurait pu encore citer des films de Robert Altman, Philip Kaufman, John Landis ou Lawrence Kasdan avec « Les copains d’abord », filme culte pour la génération des années 80.

Toujours d’une belle élégance malgré les années, Jeff Goldblum (65 ans), qui fut successivement l’époux de Geena Davis et de Laura Dern, est arrivé en conférence de presse d’une humeur primesautière, nous offrant ce qui ressemblait presque à un one man show avant qu’une première question puisse être posée.

« C’est la première fois que je viens ici, à Deauville », clame-t-il, tout sourire. « J’aimerais parler français, je suis désolé. D’autant que ma femme est canadienne et parle le français. Elle parle en français à nos deux garçons et l’aîné commence à un petit peu le parler ! Cet hommage à Deauville est une charmante occasion : ma femme va m’a rejoint et nous irons ensuite à Paris. Elle a été doublure dans la chorégraphie de « La La Land » et de « Valerian » le dernier Besson. Sur les planches, tout à l’heure, devant les cabines, s’il y a de la musique, peut-être qu’on commencera à danser ! ».

Ce que Jeff Goldblum aime dans son métier d’acteur c’est « de passer le plus clair de mon temps à jouer, à faire comme si. C’est très plaisant d’avoir une telle vie. J’en suis très reconnaissant aux réalisateurs avec qui j’ai travaillé. En fait, je me sens toujours comme un étudiant, comme quelqu’un d’humble qui apprend toujours et encore, au seuil de ce qui sera la meilleure partie de mon travail ».

Si pour rentrer dans les salles du Festival, il faut des cartons d’invitation, par contre, nul besoin de cela pour se faire inviter au restaurant « Rockwell », à Los Angeles, où Jeff Goldblum se produit avec son groupe de jazz. Il s’explique, toujours aussi enjoué : « Oui, c’est à côté de chez moi, où j’habite depuis trente ans. J’y joue tous les mercredis soir, il faut venir si vous passez dans le coin ! Mes parents jouaient tous deux du piano ».

Et si vous ne l’interrompez pas, l’homme se fait intarissable comme encore le soir, au moment de l’hommage proprement dit, devant près de 2.000 spectateurs : « Dès l’âge de 15 ans, j’ai suivi des cours de théâtre à Pitzburg. Je rêvais de venir faire mes études en France pour apprendre le mime. Si, si, sérieusement ». Et d’esquisser quelques mouvements très convaincants. « Tout le monde trouvait mes gestes efféminés et croyait que j’avais viré de bord ! Pourtant, je vous jure que j’ai perdu ma virginité à 18 ans ! ».

Enfin, soucieux de montrer son attachement à la France, il déclare que « La règle du jeu » de Jean Renoir est ni plus ni moins que le plus beau film de l’histoire ! Avant de proposer aux spectateurs un jeu sous forme de devinettes puis d’appeler la salle à entonner avec lui « quand je vois Fernande, je bande ! » de Brassens, dans l’hilarité la plus totale.

Sous peu, il sera à l’affiche de « Jurassic World », tourné pour son plus grand plaisir en Australie. Merci Maestro, votre charme fantasque a séduit tout Deauville !

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