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Standard: Bruno Venanzi injecte 10 millions via sa société d'investissement 

Etienne Pairoux et Didier Schyns |

Publié le Mercredi 15 Février 2017 à


Bruno Venanzi veut prendre de la hauteur et faire avancer son club. «
Etre neuvième, c’est un échec collectif
», dit-il.

Thomas Van Ass

Bruno Venanzi veut prendre de la hauteur et faire avancer son club. « Etre neuvième, c’est un échec collectif », dit-il.

Le président du Standard va procéder à une augmentation de capital de 10 millions d’euros via sa société d’investissement

Bruno Venanzi, êtes-vous un président abattu ou combatif ?

« Plus combatif que jamais. Il n’y a aucune raison à être abattu, il y a juste de la déception par rapport aux résultats des dernières semaines parce qu’on espérait évoluer plus haut. Ce vocabulaire-là n’a pas sa place au Standard. »

Vous séparer de Daniel Van Buyten, cela vous a fait quoi ?

« Ce n’est pas une décision qui se prend du jour au lendemain. Ni une décision facile à prendre parce que c’est moi qui l’ai engagé alors qu’il n’était pas dans la structure du club. Je dois donc vivre avec cet échec. Plusieurs facteurs ont fait pencher la balance, à commencer par le fait qu’au fur et à mesure de l’évolution du rôle d’Olivier Renard et de celui de Daniel Van Buyten, il y a eu une redondance dans le travail. J’ai même eu l’impression qu’une certaine rivalité s’était mise en place sur le choix de certains joueurs, et par après pour justifier les choix de ceux-ci. Ce n’est pas sain. J’attendais de mes collaborateurs, qu’ils soient conseiller ou directeur sportif, qu’ils viennent me trouver avec un choix partagé par les deux, pas avec un choix dicté par des intérêts personnels. Ça, c’est un truc d’agent, pas de conseiller. Et ce ne sont pas des attitudes constructives. »

Quand, précisément, avez-vous pris cette décision ?

« Je savais depuis un bon bout de temps que je ne prolongerais pas le contrat de Daniel, qui venait à échéance cette année. Van Buyten avait voulu ramener rapidement le Standard dans le Top 3. Ses objectifs à lui n’ont pas été atteints non plus. On ne peut pas se contenter d’une neuvième place. C’est un échec. Lorsque j’ai constaté qu’il n’y avait plus d’homogénéité, j’ai tranché. »

Van Buyten a déclaré qu’il avait l’impression d’être une marionnette…

« De qui d’abord ? Je ne veux pas cracher dans la soupe, il m’a donné aussi de bons conseils. Mais j’estime que le rapport qualité-prix n’était pas bon. Daniel percevait un salaire conséquent, tout le monde le sait, et si ce qu’il me coûte est supérieur à ce qu’il rapporte au club, il faut, au sein d’une société anonyme comme l’est le Standard de Liège, prendre une décision. Je le répète, il y avait, entre sa fonction et celle d’Olivier Renard, une certaine ambiguïté et il était temps de siffler la fin de la récréation. »

> La suite de cette longue interview, où le président n’élude aucune question, est à retrouver dans notre édition digitale de La Meuse Liège